3 - Les sgraffites

Section Architecture [Architecte] [Réalisations] [Sgraffites] Architecture section

Accueil
Saint-Gilles
Architecture
Appartements
Glossaire
Galerie photos
Contacts

De très nombreux sgraffites ornent aujourd'hui les façades des maisons et des immeubles bruxellois. Ils doivent principalement leur existence au développement de l'Art nouveau qui a abondamment, mais non exclusivement, utilisé cette technique très ancienne.

De l'italien graffiare, qui signifie "gratter", le terme sgraffito désigne une technique de décoration murale très ancienne. Elle consiste à revêtir une surface d'un enduit clair puis à gratter en partie cet enduit encore humide afin de mettre au jour la première couche et, de cette façon, de créer un dessin.

Utilisés fréquemment en deux couleurs (blanc et gris argenté) à la Renaissance italienne notamment par le peintre et architecte Giorgio Vasari, les sgraffites vont être redécouverts au XIXe siècle en Europe occidentale notamment sous l'influence de Gottfried Semper (1803-1879).

Originalement monochrome ou bichrome, le sgraffite connaît alors un développement nouveau et la technique s'affine: la gravure des lignes fait son apparition à côté du simple grattage de surface tandis que l'utilisation de la couleur se développe. Du noir comme couleur de fond, on passe au gris, au vert foncé ou au brun. L'enduit de revêtement passe d'un blanc simple au lait de chaux à un ton plus jaune. Enfin, la technique de la peinture à la fresque (teinture du mortier alors qu'il est encore humide) est utilisée pour permettre une gamme de teintes plus riche et pour donner une plus grande profondeur au dessin.

Faider 10

Defacqz 71

À Bruxelles, la première réalisation majeure décorée de sgraffites dont on ait gardé la trace, est probablement l'hôtel Goblet d'Alviella, 10 rue Faider, construit en 1882. Mais ce fut la construction de la maison personnelle de Paul Hankar au 71 rue Defacqz qui marqua un tournant. Posant les grands principes du sgraffite pour les années à venir, elle s'affirmera également peu à peu comme une réalisation majeure de l'Art nouveau. Sans s'en rendre vraiment compte, l'architecte Paul Hankar et le décorateur Adolphe Crespin jetèrent ici les bases d'une collaboration fructueuse entre ces deux formes d'art. Pour nombre de Bruxellois, Art nouveau et sgraffites sont devenus quasiment indissociables. Seuls Victor Horta et Paul Vizzavona se refusèrent à utiliser les sgraffites pour orner les façades de leurs constructions Art nouveau.
Defacqz 48

À Bruxelles, Crespin (48 et 71 rue Defacz, 26 rue de Parme notamment), Henri Baes (12 rue Van Moer), Privat Livemont (17 rue Vogler, 6 place des Bienfaiteurs, 16 rue Locquenghien, 83 rue Faider, 58 rue des Capucins, groupes scolaires 229 rue Josaphat et 103 rue Roodebeek), Paul Cauchie (5 rue des Francs, 47 rue Malibran, 297 avenue d'Auderghem notamment), Gabriel Van Divoet ou même Blérot et Strauven furent les grands décorateurs à s'être illustrés dans les sgraffites.

Source: Bruxelles insolite et secret - de Nicolas Van Beek - Ed. Stock / Jonglez

Section Architecture [Architecte] [Réalisations] [Sgraffites] Architecture section

Page mise à jour le dimanche 06 novembre 2005 10:54

Accueil Saint-Gilles Architecture Appartements Glossaire Galerie photos Contacts